Ma camarade Mélissa Plavis et moi-même avons conçu un atelier de deux jours qui a pour objectif de faire découvrir ou d’approfondir un type de parentalité fondé sur la notion de relation écologique : l’écoparentalité. Cette notion fait le lien entre diverses pratiques puériculturelles et éducatives que l’on désigne de différentes manières, « parentalité d’attachement », « maternage proximal », « éducation non-violente », « parentalité positive », « unschooling », « parentalité permaculturelle », « punk parenting », etc., et permet de comprendre que ces pratiques ne peuvent être une fin en soi, même si ce sont souvent des moyens pertinents et efficaces d’instaurer des relations écologiques à soi, aux autres et au monde.

Le prochain atelier aura lieu les samedi 9 et dimanche 10 mars 2019 de 9h à 17h à Accueil Naissance, 2bis rue de la Providence, 75013 Paris.

Tarifs : 150 € les deux journées.

Il reste encore 5 places. Pour vous inscrire, vous pouvez me contacter à l’adresse daliborka.milovanovic [at] protonmail.com ou au 06 51 32 26 00.

Ces deux journées d’ateliers pourront être prolongées en un accompagnement individualisé. Plus de détails sur cet accompagnement individualisé à venir.

Accompagnement en écoparentalité

Sur deux jours, en petits groupes d’environ dix personnes, nous aborderons ensemble tous les grands sujets et les principaux enjeux d’une nouvelle parentalité écologique. Il ne s’agit pas (seulement) de se mettre au « vert » ou au bio/local/équitable/éthique (ce qui est bien sûr souhaitable) mais de cultiver des relations écologiques au sein de la famille : respecter les rythmes biologiques de chacun, les siens propres et ceux des autres, comprendre les besoins spécifiques d’un enfant, accueillir la singularité de la personnalité de son enfant avec bienveillance, respecter la liberté de chacun à disposer de son corps, offrir des rapports adultes/enfants qui soient horizontaux…

Nous parlerons de grossesse et de naissance (naturels, physiologiques, respectés ou pas), d’allaitement (ou de non-allaitement), de sommeil (solitaire ou partagé), de portage (ou de poussette), d’alimentation (dirigée, libre ou menée par l’enfant), des punitions et des récompenses, des claques et des fessées, des cris et des mots durs que souvent nous regrettons, des écrans, des diverses « addictions », de l’école, des devoirs, de l’obéissance et de l’autorité parentale, d’autonomie authentique, de communication non-violente, d’accueil des émotions, d’apprentissages (libres ou dirigés), de développement et d’émancipation de l’enfant, des effets délétères de certaines pratiques et des bénéfices de certaines autres… Bref, de tous les problèmes, les défis et les questionnements  que ne manqueront pas de rencontrer les parents et les enfants en chemin vers des relations plus écologiques. Car entrer en écoparentalité ne se fait pas sans heurts, sans remises en question difficiles, sans certains renoncements, sans certaines concessions voire parfois sans une petite révolution intérieure.

Ces deux journées d’ateliers peuvent être prolongées en un accompagnement individualisé.

Pourquoi « unschooling » ?

Notre culture et notre éducation sont déterminés par ce que j’appelle « l’esprit d’école ». Notre société est, selon une expression de Mélissa Plavis, « scolarocentrée ». Et ce n’est pas tant le lieu « école » qui constitue l’esprit d’école, même si la massification et l’uniformisation de l’instruction ont rendu son enracinement possible au plus profond de nos psychés, qu’une disposition générale, une certaine conformation de l’esprit. Contrairement à ce que suggère la racine grecque (« skholè ») du terme « école », le temps libre et le loisir nécessaires au développement intellectuel ne sont pas au programme d’un système scolaire, d’une société scolariste et scolarocentré. L’esprit d’école est anti-écologique. Ainsi, le terme « unschooling » permet de désigner un mode de vie, d’être au monde, à soi-même et aux autres qui soit écologique.

Pourquoi « unconsulting » ?

Parce qu’il n’est pas question que je vous délivre des recettes, des conseils, des méthodes, des techniques, tous inhibiteurs de votre créativité infinie et de votre autonomie ! La philosophie de l’accompagnement que je propose est celle de la doula, un genre d’accompagnement dont l’objectif est de rendre la personne autonome, libre et créatrice.

Le contenu de l’atelier

Après une présentation succincte des deux animatrices et de l’atelier, chaque participant.e est invité.e à se présenter et à exposer ses attentes quant à cet atelier, ainsi que l’état de sa réflexion et ses questionnements sur la parentalité, ses besoins, ses désirs, ses valeurs, ses incohérences, ses certitudes, ses idéaux, sa réalité. À la suite de ces présentations, Daliborka et Mélissa présentent les notions de relation écologique (à soi, aux autres, au monde) et d’écoparentalité, ainsi que les principaux enjeux de la vie en famille (l’accueil de l’enfant, le sommeil, l’allaitement, le jeu, les apprentissages, la santé, l’hygiène, les émotions, les écrans, les déplacements, etc.) qui seront examinés durant ces deux journées plus ou moins abondamment en fonction des besoins de chacun.e.

Voici quelques exemples de sujets de réflexion qui pourront être abordés :

– Qu’est-ce qu’exactement ne « rien faire » ou ne pas intervenir ? Est-ce de la négligence ?
– Économie/écologie des moyens : préserver nos ressources physiques/psychiques/affectives
– Attachement et proximité des corps versus arrachement, distance et médiation des objets
– L’autonomie authentique (versus la séparation) : des liens qui nous libèrent
– Qu’est-ce que l’autorité ?
– Qu’est-ce l’âgisme/la domination adulte ?
– Assumer des pratiques « éducatives » minoritaires
– Parents surveillés à surveiller leurs enfants : se libérer du jugement social
– Le poids de la culpabilité
– Avoir des « valeurs » ou des goûts différents : accepter l’autre tel qu’il est

Voici quelques exemples typiques de problèmes qui les parents rencontrent :
– Bébé tète en continu
– Bébé ne dort pas la nuit
– Il/elle ne veut pas manger
– Il/elle ne veut pas s’habiller
– Il/elle passe son temps sur des écrans
– Il/elle ne veut pas faire ce qu’on lui demande/obéir

Ces listes ne sont évidemment pas exhaustives et s’enrichiront des questions et problématiques propres à chacun.e des participant.e.s.

N’hésitez pas à nous en proposer en amont de l’atelier en m’écrivant un message !

Plus de renseignements sur le site « Écoprentalité ».