TOUS UNIS POUR LEUR FOUTRE LEUR PATRIARCAT
AU CUL !  [1]

 

L’écriture inclusive, en voilà, une « innovation » qui me pompe l’air.

Il faudrait que j’écrive ça une fois pour toutes, en détail, avec sources et références, mais pas le temps et en plus bien mal au crâne aujourd’hui. Alors sommairement, pour cette fois, c’est mieux que rien, et un peu en vrac aussi, comme mes sinus.

L’intention déclarée de l’écriture inclusive, attaquer la domination masculine perçue dans la langue afin d’aller vers une société moins sexiste et, partant, plus égalitaire, est évidemment louable.

Certaines féminisations ou masculinisations [2] de noms de métiers, par exemple, s’imposent en tant que reflet de la réalité de la société d’aujourd’hui, et peuvent être mises en oeuvre aisément, sans poignarder la langue. Une écrivaine, une ministre, une juge, un homme de ménage. On a depuis bien longtemps des romancières, et aussi des pianistes des deux sexes, que la pluralité n’a d’ailleurs jamais privés de leurs caractères sexuels individuels.
Une femme de paille ? Ma foi, ça s’est vu…

Et un victime ? Pourquoi personne ne veut-il l’envisager, celui-ci ? Amusant, non ? Un homme peut, si les circonstances s’y prêtent, être un bourreau implacable, mais en aucun cas il ne saurait, en français même inclusif, être un innocent victime. Vous avez dit égalité ?

La première fois qu’on m’a traitée de professeure, j’ai hurlé. Vous voulez bien arrêter de massacrer la langue, oui ? Professeuse, d’accord, tant que vous voudrez, pas de problème, mais professeure, non. Parce qu’en français, les seuls noms en –eur qui fassent leur féminin en –eure sont majeur, mineur, meilleur : en fait, des adjectifs issus de superlatifs latins irréguliers. Parce que ah, oui, aïe, la langue ne se fait pas dans un laboratoire, elle est vivante, évolutive et périssable (ou morte, mais alors on s’en fout plus ou moins).

Elle n’est pas qu’un simple vecteur de communication, sinon ça fait un bail qu’on enseignerait l’espéranto (et le volapük, en deuxième langue) dans les écoles de partout. Tiens, vous savez comment on dit femme, en espéranto ? Virino. Parce que l’espéranto, en gentil dérivé « scientifiquement élaboré » du latin, distingue homo (l’être humain) de viro (le mâle humain), et ajoute le suffixe (intrafixe ?) –in pour former le féminin. Virino donc, et pas homino, car la femme, s’il est permis de douter pour les siècles des siècles qu’elle soit pleinement humaine [3], est en revanche indiscutablement une homme comme les autres, on vous l’a pourtant déjà assez répété.

Le langage est évolutif, naturellement.
Il est arbitraire, aussi, et c’est fondamental.
Il reflète, en partie, une perception de la réalité et donc, en partie, modèle cette perception pour ses locuteurs.
Mais en partie seulement, car il est arbitraire.

Qui n’a jamais remarqué qu’on dit, étrangement – ar-bi-trai-re-ment – , une verge et un vagin ? Il est évident pour tout le monde, du moins osé-je l’espérer, que la chaise n’est pas la femelle du fauteuil, qu’il n’y a aucun complot machiste dans le fait que le fauteuil soit plus confortable que la chaise – il est d’ailleurs aussi plus confortable que le tabouret, mais moins que la bergère [4] – et que le chemisier n’est pas plus un vêtement d’homme que la chemise n’est prédestinée à couvrir un buste féminin.

Devrais-je, en tant que femme, m’offusquer de constater que le crayon fait noblement oeuvre créatrice tandis que la gomme passe humblement derrière lui pour faire le ménage ?

Ne prenons pas les gens pour des cons.
Je suis la première à relever, inlassablement, les formulations qui nous font du mal à tous, et à lutter pour leur éradication. Un exemple, mais un seul, sinon on y sera encore demain : le elle s’est fait violer qui, si banalement utilisé en lieu et place de l’objectif elle a été violée, met ignominieusement la victime en position d’agent, et donc de responsable, de son agression – si elle s’est fait violer, c’est forcément qu’elle l’a un peu cherché, comme le jour où elle s’est fait couper les cheveux et où il a bien fallu, pour cela, qu’elle aille chez le coiffeur…

Mais n’exagérons pas. Existe-t-il aujourd’hui une jeune fille assez naïve pour croire qu’elle ne peut pas faire médecine parce qu’on dit un médecin ? Dans l’affirmative, croyez-vous vraiment possible qu’elle ait le niveau requis pour parvenir au bout du cursus ?

Si je dis ou écris que je reçois des amis samedi à dîner, personne, absolument personne, n’ira imaginer a priori qu’il s’agit d’un groupe exclusivement mâle. Tout au contraire : mon interlocuteur aura dans l’immense majorité des cas tendance à préjuger un ou plusieurs couples, chacun constitué d’un homme et d’une femme, éventuellement accompagnés d’enfants. Tout simplement parce que nous vivons dans une société où, majoritairement, les adultes « font leur vie », et notamment leur vie sociale, avec un et un seul – du moins un seul à la fois –, adulte du sexe opposé. L’interprétation des mots des amis ne tient pas au genre du terme (d’ailleurs impossible à déterminer à l’oral), mais au contexte social de l’énoncé. Que je prévoie de « recevoir des ami.e.s » ne changera donc rigoureusement rien à l’idée que les gens se feront de la soirée que j’annonce, et j’aurai alourdi ma phrase pour rien.

Pour l’anecdote, la toute première femme maréchal-ferrant de l’histoire de France, pour faire taire les cons des deux sexes qui lui répétaient, depuis le premier jour où elle avait annoncé son désir de devenir « ça » que c’était un métier d’homme, ne s’est pas battue pied à pied (ah ah) pour qu’on l’appelle maréchale. Elle a gagné le concours du meilleur maréchal de France, en toute simplicité. Et les cons ont appris à la fermer. C’était dans les années 1980. Aujourd’hui, le métier compte en France une centaine de femmes.

Je n’ai jamais croisé un « maïeuticien » (car tel est le terme inventé, ou plutôt recyclé de la philosophie antique, tout exprès pour eux) qui se fasse appeler autrement que sage-femme.

Tout prostitué est une pute et aucun d’eux ne s’en offusque.

La majorité des hommes politiques se sentiront-ils (se sentira-t-elle ? l’accord féminin singulier est ici, sinon sémantiquement logique, du moins syntaxiquement possible, mais serait-il vraiment féministe ou égalitaire ?) moins insultés si je les dénomme vieux raclurs ?

La langue va vers la simplicité : quand il existe plusieurs genres, on a en général un seul mot avec une désinence : un chat / une chatte, un vendeur / une vendeuse, etc. est plus courant que deux mots différents (un taureau / une vache, une homme / une femme). C’est cette évolution vers la simplicité qui explique comment la disparition du neutre latin a entraîné la masculinisation des mots concernés, le masculin étant la forme la plus brève, donc la plus simple. Résultat : plus de mots masculins que féminins en français, et si l’on veut y voir du machisme, c’est aux origines même du latin, qui a formé ses féminins par allongement des masculins plutôt que l’inverse, qu’il faut le chercher. Je suis sûre qu’avec les connaissances scientifiques nécessaires, on devrait pouvoir relier le phénomène au proto-indo-européen, mais, soyons sérieux, cela ferait-il avancer d’un iota la cause des femmes où que ce soit sur la planète ?

L’écriture inclusive n’est pas une version non genrée de la langue française.
C’est une version dans laquelle on agglutine mollement le féminin au masculin pour donner l’illusion d’une pensée non genrée, d’ailleurs sans grand souci de cohérence interne : dans tout texte prétendument inclusif, vous verrez des termes non féminisés, sans qu’on sache pourquoi, et donc des accords foireux, et des féminins absurdes – j’ai vu à plusieurs reprises une chercheure… en quoi le mot chercheuse, inscrit depuis longtemps dans le dictionnaire, est-il donc infamant ? [5] Or, cette agglutination approximative n’est en aucun cas non genrée : elle est binaire. Quand les non-binaires s’estimeront-ils suffisamment floués par la langue pour vouloir inventer un, trois, ou douze genres supplémentaires ?

L’illusion d’une pensée non genrée, disais-je. Car ne nous y trompons pas : le corps de l’État, les administrations, les manuels scolaires, s’y mettent. Et ce n’est certes pas par féminisme, ce n’est certes pas par esprit militant de quelque cause que ce soit. C’est une façade, pour faire bien, pour avoir l’air ouvert, moderne, tolérant, pour ne pas risquer d’être accusés de sexisme. On met des .e. un peu partout, et hop, on est du bon côté. C’est de la « com’ », dans le pire sens du terme, un protocole de plus, semblable à ces protocoles médico-légaux qui, dans les hôpitaux, visent à éviter les procès bien plus qu’à prodiguer les soins les plus adaptés à chaque patient.
C’est du politiquement correct, tout simplement. Les personnes qui vivent clouées dans un fauteuil roulant savent bien ce que vaut le politiquement correct, elles qui ne sont pas moins handicapées depuis qu’on les a rebaptisées « à mobilité réduite » — et qui voient bien que depuis le temps, les trottoirs de Paris et d’ailleurs n’ont pas cessé d’être pour la plupart trop étroits pour leur permettre d’y circuler. L’administration n’est pas sexiste, puisqu’elle écrit inclusif. Nouvelle variante de l’éternel « Je ne suis pas raciste, puisque j’ai un ami noir ». À dire vrai, les féministes qui s’y laisseront prendre me font un peu pitié.

Qui plus est, l’idée que « neutraliser » la langue bâillonnerait le sexisme est un leurre, un fantasme élaboré au mépris des faits constatables aujourd’hui comme des enseignements de l’Histoire. Si la Révolution française avait aboli les classes en baptisant tout le monde citoyen, ça se saurait. La langue persane est par nature neutre du point de vue du genre, à ce que j’ai pu lire : à qui fera-t-on croire que la société iranienne s’en trouve plus propice à l’essor des droits des femmes ?

Par-dessus tout, l’écriture inclusive est illisible et imprononçable, autant qu’impossible à écrire de manière cohérente dans tout texte de plus de dix lignes.

Imprononçable : comment ça se dit, des ami.e.s ? dézamiheuh ? dézamihédézami ? Et des usager.e.s, ça donne quoi, à l’oral ? dézuzagéheuh ? Dézuzagéhère ? Dézuzagéhédézuzagère ? Dézuzagèrédézuzagé ?
Absurde, me direz-vous. Absolument, et c’est bien le problème…

Et illisible, y compris au vrai sens d’indéchiffrable. Inclusive, cette écriture ne l’est pas pour les non-binaires, on l’a vu. Mais elle l’est, hélas, beaucoup moins encore pour les dyslexiques, les mal-voyants, les apprenants de la langue, enfants et immigrés en tête, pour tous ces gens déjà en situation de « précarité » vis-à-vis de la langue ou de la lecture – ces gens qu’il serait bon, je crois, de cesser enfin d’enfoncer toujours davantage – et globalement pour toute personne à qui l’orthographe et la grammaire françaises donnent déjà de sueurs froides. C’est dire que cette écriture qui se prétend inclusive écrase en réalité de son mépris tellement de « minorités » que les « exclus de l’inclusif » représentent en définitive une large majorité de la population…

Qui, parmi les adeptes de l’écriture inclusive, aura le courage de proposer à la place d’élaborer une vraie réforme de l’orthographe, pour commencer ? Une réforme qui soit une libération, et non un carcan supplémentaire, une réforme qui nous débarrasse d’une foultitude d’absurdités, parmi lesquelles « les mots qu’on sait pas si y a deux N, comme conard, cannard, etc. » [6], les clous et les choux, les chevaux et les récitals, les vantaux et les éventails, les in/im/ain/ein, les f/ff/ph, les formes conjuguées qui se prononcent pareil mais s’écrivent différemment, les accords du participe passé, et d’ailleurs de l’adjectif, qui ne servent à rien d’autre qu’à écraser les uns sous la supériorité du savoir des autres.

J’exagère ? Je ne crois pas. En français, la majorité des marques du féminin ou du pluriel sont muettes, et à l’oral, on s’y retrouve pourtant très bien : vous entendrez couché que la phrase contienne effectivement le mot couché, ou bien couchés, couchée, couchées, coucher, couchez ou même couchai. Et pourtant, l’ambiguïté sémantique involontaire est somme toute rarissime, preuve que le rôle de désambiguïsation de la subtilité orthographique est, au mieux, très marginal.

Évidemment, il s’agirait là d’un travail d’une tout autre ampleur, exigeant entre autres patience, connaissance approfondie de la langue et de ses variantes, volonté d’un véritable travail collaboratif, constructif et respectueux de tous. Rien d’étonnant donc à ce qu’on lui préfère quelques lapidaires « Y’a qu’à » : y’a qu’à mettre un e au bout, ou au milieu du bout, et ceux qui ne sont pas d’accord, y’a qu’à dire que c’est des rétrogrades, des pions du patriarcat, des machistes, des cerveaux soumis, des… à court d’idées ? Voyez chez Mao ou chez Staline, l’imagination débordante dont ils ont fait preuve pour insulter et décrédibiliser leurs opposants, hâtivement qualifiés de contre-révolutionnaires, est une source quasi inépuisable d’inspiration en matière de calomnie.

L’écriture inclusive cherche à imposer à la langue, par nature arbitraire, le carcan aberrant d’une norme sociale, morale et politique étriquée – une norme dépassée, avant même d’être entrée en vigueur, par la réalité tant de la langue que de la société. Et ça, plus encore que la vue de .e. partout, c’est insoutenable.

Corseter la langue au prétexte de libérer les femmes.
Paradoxe ? À peine. N’oublions pas que l’écriture inclusive n’est pas le fait des féministes en général ; elle nous est assénée par un courant bien précis, celui-là même qui nous ressasse sa définition de « la femme libérée » : la pédégère (ou aspirante), celle qui fait carrière, qui n’allaite pas, qui délègue les soins aux enfants, qui consomme toujours plus de jetable industriel « parce qu’elle le vaut bien », etc., et tout cela au prix – mais pourquoi s’en soucier ? – de l’asservissement continu d’innombrables autres femmes, au plus près – la nounou, la femme de ménage, la secrétaire dévouée toujours disponible – ou à l’autre bout de la Terre, made in China oblige.

L’écriture inclusive n’est, après tout, qu’un avatar de plus du White Feminism, mouvement par définition bourgeois, capitaliste et occidentaliste, tout à la fois élitiste, exclusif, discriminatoire, borné, arrogant, victimaire et sectaire, qui partout cherche à confisquer la parole et l’expérience des femmes pour imposer sa vision monolithique de la Femme : en gros, un mec, un vrai, un dur, mais avec des nichons – purement décoratifs, les nichons [7].

Le féminisme, l’autre, celui dans lequel je me reconnais, est ontologiquement inclusif, internationaliste et universaliste. Il sait depuis longtemps que l’ennemi, c’est l’oppression, et non les oppresseurs, qui ne sont après tout que les outils d’un système qui les dépasse et leur assigne, à eux aussi, un rôle qui, pour être plus enviable sans doute que celui des oppressées, n’en est pas moins un carcan insupportable. De ce fait, il vise à abattre le patriarcat, non à écraser les hommes. Il est, ne peut qu’être, humaniste. Et s’il met volontiers les points sur les i, il ne les met pas au milieu des mots.

Contrairement à d’autres, je ne m’inquiète pas pour la langue française : l’usage tranchera, et l’écriture inclusive finira inéluctablement dans les poubelles de l’Histoire. La langue triera, comme elle l’a toujours fait. Patience, donc. Mais en attendant, bon sang que ça écorche les yeux…

Violaine Bideaux

[1] Si quelqu’un pouvait me dénicher une exemplaire de cette magnifique affiche de la CNT des années 1980 qui listait, en vrac, sur un format A2, toutes les catégories de gens imaginables (quelque chose comme « Travailleurs immigrés, facteurs, philatélistes, femmes, pianistes, roux, boulangères, bisexuels, mutilés de guerre, poètes, putes, hommes, employés du gaz, peintres en bâtiment, sodomites, dentistes, usagers des transports en commun, paysans, Noires, vieux, abonnés du téléphone, de l’électricité et de l’eau courante, érudites, coiffeurs, lecteurs de science-fiction, moches, écologistes, gros, cyclistes, lesbiennes, chanteurs de salle de bain, étudiantes, chauves, cancérologues, femmes voilées, adeptes de la course à pied, violoncellistes, transsexuels, rats de bibliothèque, bouchers-charcutiers, oenologues amateurs, Juives, agents de la voirie, cheminots, célibataires » etc., de sorte que chacun, lisant ça, se retrouvait forcément dans au moins quatre ou cinq catégories) pour conclure par un tonitruant : « Tous unis pour leur foutre leur ordre moral au cul ! », je lui en serais très reconnaissante.

[2] Mon correcteur d’orthographe me souligne masculinisations et pas féminisations…

[3] Reconnaissons au moins que la question de l’humanité de la femme (et donc de son âme) n’a pas été tranchée par l’Église à une voix d’écart lors du concile de Trente (1545-1563), comme le veut la légende. L’histoire remonte bien plus loin, au synode de Mâcon (585), lors duquel des évêques de province ont bel et bien confirmé que le terme homo dans la Genèse désigne on ne peut plus clairement la femme comme l’homme, la femme étant la femelle de l’espèce. Pourtant, et même s’il s’agissait pour eux bien plus d’un problème de traduction que d’un débat théologique, le doute sur la réelle humanité des femmes persiste semble-t-il encore dans de nombreux esprits, et pas seulement chez les espérantistes.

[4] Est-ce un effet de la fièvre ou ma conscience de classe et mon féminisme doivent-ils vraiment s’allier pour me pousser à me demander ici si la chaise-mère originelle a accouché (par le siège, bien entendu) des deux frères ennemis que ne peuvent qu’être, organiquement, le bourgeois fauteuil et le prolétaire tabouret ? Le féminin langagier arbitraire se ferait-il ainsi le terrain d’une douteuse neutralité sociale aussi politiquement correcte que parfaitement illusoire ?

[5] J’ai également rencontré une « combattante de la cause des femmes » qui tenait absolument à ce qu’on l’appelle pharmacien, parce que d’après elle, une pharmacienne ne pouvait être que la simple épouse d’un pharmacien, en aucun cas la titulaire d’un doctorat en pharmacie. Elle aussi était convaincue que la domination masculine passait par la langue…

[6] P. Desproges, Dictionnaire superffu à l’usage de l’élite et des bien nantis, Points, 1985.

[7] J’ai ici une petite pensée pour cette jeune mère, femme libérée d’aujourd’hui, à qui j’ai un jour demandé si elle allaitait son bébé, et qui m’a répondu : « Tu rigoles ? Manquerait plus que ça ! Au prix qu’ils m’ont coûté, mes nibards, je peux te dire que même mon mari, il a pas le droit d’y toucher ! »…

Illustration : Franz Marc, Zwei Frauen am Berg (1906)

Catégories : Plumes et pensées amies

2 commentaires

Mathilde · 1 septembre 2019 à 9 h 32 min

Bonjour,

Je me permets cette rectification: On parle de personnes trans et non transsexuelles car sinon, c’est une notion renvoyant au temps où la transidentité était considérée comme une maladie psy 🙂 , ce qui peut être vexant pour les concernés.

Bonne journée !

Daliborka Milovanovic · 1 septembre 2019 à 10 h 33 min

Bonjour Mathilde,

Le passage qui comporte le mot « transexuels » renvoie précisément à l’affiche de la CNT, qui justement date des années 1980 où on disait bel et bien « transsexuels », quand on voulait défendre leurs droits, comme c’était déjà le cas de la CNT, qui n’a pas attendu la gay pride. Quand on les aimait pas, on disait travelos… L’autrice de cet article n’emploie nulle part « transexuels » pour « trans ».

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